Ondée

On s’éveillerait à la nuit, on descendrait vers le port. On écouterait le frisson de l’eau et la danse des vagues. L’onde passerait sur ma nuque, et au creux de mon ventre. Mes lèvres chuchotées rencontreraient les tiennes. Frémir sous le vent tiède, happées par les nuées.

On resterait là, longtemps. Jusqu’à ce point où les corps savent, les peaux exigent. Englouties de désir, ivres d’instant. Nos mains, nos vêtements, notre fragile évidence.

Soudain nues dans l’éclatante obscurité, nos gestes s’accéléreraient. Obscène tourbillon, douce brutalité.

Gémissements, souffles coupés, espérer l’explosion.

Et la marée laisserait, en se retirant, ses sillons convulsants sur tes hanches salées.

Une réflexion sur “Ondée

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